18.12.2009

Voici l'un des pères de la profession infirmier/infirmière

12.jpgDésiré Magloire Bourneville est le fondateur des écoles municipales parisiennes d’infirmières, père du modèle infirmier laïque et républicain.

C’est le 20 octobre 1840 que naît Bourneville, à Garancières dans l’Eure. Ses parents, modestes propriétaires terriens, l’appellent familièrement Désiré. Il quitte à dix-neuf ans sa province natale pour rejoindre Paris. Il termine ses études secondaires sous la conduite d’un précepteur, Hippolyte Tranquille Vallée, directeur d’une fondation privée pour enfants arriérés issus de familles aisées. N’ayant pas le baccalauréat, il entreprend des études médicales pour devenir officier de santé et va bénévolement faire l’apprentissage de la médecine dans le service du Dr Delasiauve. Sa rencontre avec ce maître, de trente-six ans son aîné et originaire d’un village voisin de sa région d’origine, est déterminante pour son avenir et sa carrière. Il est reçu docteur en médecine en 1880.

Élève de Charcot, il devient médecin de l’Assistance Publique de Paris. Spécialiste des maladies nerveuses et mentales, il consacre une partie de son temps aux aliénés des asiles de la Seine et à l’éducation des enfants idiots. Parallèlement, il contribue à la diffusion des idées pastoriennes que bon nombre de ses confrères boudent ou raillent.

En 1873, il fonde Le Progrès médical. Ce journal de la médecine novatrice est un vecteur utile pour les idées foisonnantes et progressistes du médecin, puis du politique qu’il va devenir. Conseiller municipal de Paris dès 1876, puis conseiller général de la Seine, il est député de 1883 à 1889. À la Chambre, il prend place à l’extrême gauche parmi les amis radicaux de Clemenceau.

Anticlérical notoire, il entreprend vers 1873 la bataille pour la laïcisation des personnels de l’Assistance Publique. Son combat, très politique, vise alors à évincer les religieuses qui n’ont qu’un rapport indirect avec la fonction soignante et à les faire remplacer par des “surveillantes” issues des personnels qui sont sous leurs ordres. C’est pourquoi il démontre la nécessité absolue de former ces “serviteurs” et “servantes”, auxquels revient le véritable corps à corps avec le malade. À l’époque, il est un des rares médecins à regarder vivre et travailler ce personnel obscur, fruste et illettré qui, longtemps oublié dans une interminable nuit de misère, accomplit sa besogne sans jamais discriminer ce qui relève du soin ou ce qui procède d’activités domestiques.

C’est donc à leur intention qu’il fonde, en 1878, les premières écoles municipales d’infirmières, à la Salpêtrière pour les filles, puis à Bicêtre pour les garçons. En 1881, il en est officiellement directeur, alors que s’ouvre à la Pitié une école dite de perfectionnement.

La tâche s’avère difficile. Compte tenu de l’illettrisme des recrues, il lui faut organiser un enseignement primaire qui leur permette de suivre secondairement l’enseignement professionnel. De plus, l’apprentissage n’est pas facilité pour ces élèves qui doivent travailler douze à quatorze heures par jour avant de s’asseoir, à la tombée de la nuit, sur les bancs de l’école. Néanmoins, il dirige à leur intention la rédaction d’un manuel dont la première édition en 1878 portera le titre de Manuel à l’usage des infirmières. Il est le premier à adopter le terme d’“infirmière”, sans doute trop novateur pour l’époque. À partir de là, les rééditions porteront le titre de Manuel de la garde-malade et de l’infirmière et comporteront en tout cinq volumes jusqu’en 1889. En 1877, il avait fait un voyage à Londres, chez Florence Nightingale, à la recherche d’idées neuves dont il souhaitait s’inspirer. Mais les résistances d’un corps médical indifférent, méfiant ou hostile et le manque de hardiesse d’une administration profondément marquée par son organisation multiséculaire défigurèrent son projet initial des plus ambitieux.

Il n’en demeure pas moins que, parmi les premiers, il avança aussi l’idée de profession pour ces infirmiers et infirmières qui exerçaient dans la confusion des tâches qui leur étaient assignées. Mort le 29 mai 1909, le Dr Bourneville eut le mérite non seulement de poser la question de leur formation mais aussi celle de leurs perspectives de carrière, deux éléments fondateurs de ce qui allait constituer au siècle suivant, un véritable groupe social.

Source de l'article : http://www.em-consulte.com/article/185530

Laurent 

10.12.2009

Réquisition !

10.jpgHier soir j'avais suivi le journal TV sur France 3, et un reportage présentait des centres de vaccinations, dans lesquels des étudiants en soins infirmiers étaient réquisitionnés, sur leurs temps d'étude et sur leurs vacances à venir... ils n'ont pas le choix, que d'accepter, vu qu'il s'agit d'une réquisition, tout refus pourrait entraîner des sanctions.

Les vacances pour certains étudiants (dont moi), vont nous servir à rédiger nos travaux de fin d'étude, et du coup ces réquisitions mettent vraiment le désordre dans nos projets.

De plus visiblement sur certains départements, les étudiants réquisitionnés, ne sont même pas dédommagés financièrement... ils assurent du bénévolat forcé... Elle est pas belle la vie d'étudiant en soins infirmiers.

Laurent

30.11.2009

Lavage des mains

2.jpg

En dehors de l'hôpital, j'aime bien m'assurer que les restaurants dans lesquels je vais manger, soient équipés du nécessaire pour que les clients puissent se laver les mains au niveau des toilettes. Si ce n'est pas le cas, inquiétez vous des conditions d'hygiène de ce restaurant... et fuyez...

Laurent